Juliette Lewis n’a que deux ans lorsque ses parents divorcent. Elle grandit entourée de ses onze demi-frères et demi-sœurs, tout en nourrissant très tôt le désir de devenir actrice. Cependant, son père, également comédien, tente de l’en dissuader. À quatorze ans, sans avoir suivi le moindre cours de comédie, elle décroche un rôle dans le sitcom « I Married Dora ». Cette expérience décisive la pousse alors à quitter le lycée afin de se consacrer pleinement à sa carrière.
En 1988, elle rejoint la distribution de « J’ai épousé une extra-terrestre », avant d’être propulsée sur le devant de la scène trois ans plus tard grâce à « Les Nerfs à vif ». Ce rôle marquant lui vaut une nomination aux Golden Globes et aux Oscars dans la catégorie de la meilleure actrice dans un second rôle. Dès lors, les années 90 s’imposent comme celles de la consécration. Une période durant laquelle elle démontre une réelle audace en incarnant des personnages complexes et périlleux. Toutefois, c’est véritablement avec « Tueurs nés » que sa notoriété explose, le film installant durablement son image d’actrice intense, radicale et impossible à enfermer dans un cadre classique.
Sommaire
Secrets and Lies (2015)
Dans « Secrets and Lies », série télévisée créée par Barbie Kligman, Juliette Lewis tient le rôle du lieutenant Andrea Cornell. Adaptée de la série australienne homonyme diffusée en 2014, la fiction suit les enquêtes de cette inspectrice confrontée à des meurtres complexes.
Dans ce registre policier classique, Juliette Lewis livre une prestation très solide, exploitant pleinement son intensité naturelle et sa capacité à incarner des personnages tourmentés. Si son interprétation est largement saluée, force est de constater que la série souffre d’un manque d’originalité. Pareil, son dénouement peine à réellement marquer les esprits, malgré une tension bien maîtrisée tout au long des épisodes.
Voici sa bande-annonce :
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I Know This Much Is True (2020)
Dans « I Know This Much Is True », mini-série adaptée du roman de Wally Lamb et écrite puis réalisée par Derek Cianfrance, Juliette Lewis incarne Nedra Frank. Le récit explore le destin tourmenté des frères jumeaux Dominick et Thomas Birdsey, dans l’Amérique de la seconde moitié du XXᵉ siècle.
Le tournage est marqué par un incident majeur, puisqu’un incendie se déclare le 9 mai 2019 chez un concessionnaire de voitures d’occasion à Ellenville. Cet événement a causé la destruction du bâtiment, du matériel de production et d’une vingtaine de voitures anciennes, suspendant temporairement la production. D’une noirceur assumée, la série laisse néanmoins émerger quelques moments lumineux et profondément humains. Mark Ruffalo impressionne dans ses deux rôles radicalement opposés, tandis que l’ensemble du casting se montre à la hauteur. Une œuvre exigeante, parfois éprouvante, mais indéniablement gratifiante.
Découvrez un extrait :
Gilbert Grape (1993)
Dans « Gilbert Grape », réalisé par Lasse Hallström, Juliette Lewis incarne Becky. Adapté du roman de Peter Hedges, le film suit Gilbert Grape, contraint d’assumer seul les responsabilités familiales depuis la mort de son père.
Pour façonner son personnage, Johnny Depp choisit un jeu volontairement apathique, oscillant entre veille et somnolence. Craignant de paraître fade à l’écran, Juliette Lewis et le réalisateur le rassurent sur la justesse de cette approche. De son côté, Leonardo DiCaprio prépare son rôle en observant des enfants handicapés dans des établissements spécialisés. Il décide de passer plusieurs jours dans un centre pour adolescents, afin d’ancrer son interprétation dans une réalité crédible et profondément humaine.
Voici un aperçu du film :
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Les Nerfs à vif (1991)
Dans « Les Nerfs à vif », Martin Scorsese signe le remake du film de Jack Lee Thompson sorti en 1962. Le long métrage rencontre un large succès critique et commercial. Il a notamment récolté plusieurs distinctions majeures, dont des nominations aux Oscars du meilleur acteur pour Robert De Niro et de la meilleure actrice dans un second rôle pour Juliette Lewis.
L’intrigue suit Max Cady, condamné à quatorze ans de prison pour viol et voies de fait sur une mineure. À sa sortie de prison, il entreprend de se venger de l’avocat Sam Bowden, qu’il tient pour responsable de son incarcération. Juliette Lewis y incarne Danielle Bowden, la fille de l’avocat. Bien que non mentionné au générique, Steven Spielberg participe à la production du film par l’intermédiaire de sa société Amblin Entertainment.
Par ici le trailer :
Une nuit en enfer (1996)
« Une nuit en enfer » est film d’horreur fantastique réalisé par Robert Rodriguez et écrit par Quentin Tarantino d’après une histoire de Robert Kurtzman. Juliette Lewis y incarne Kate Fuller, la fille d’un pasteur prise en otage avec son père et son frère par deux braqueurs en cavale. Le récit bascule rapidement lorsque ce groupe improbable tente de franchir la frontière mexicaine, transformant une fuite tendue en expérience cauchemardesque.
Le film marque la première apparition d’Earl McGraw, Texas Ranger incarné par Michael Parks. Ce personnage culte a été créé spécialement pour lui et est devenu récurrent dans la filmographie de Tarantino. Dans le commentaire audio du DVD, le réalisateur précise d’ailleurs, « C’est à lui que je pensais en écrivant le scénario ».
La bande-annonce juste en-dessous :
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Yellowjackets (2021)
Dans « Yellowjackets », série créée et produite par Ashley Lyle et Bart Nickerson, Juliette Lewis incarne Natalie Scatorccio à l’âge adulte. Le récit débute en 1996, lorsqu’une équipe de footballeuses du New Jersey voit son avion s’écraser en pleine nature. On suit alors leurs tentatives de survie, tout en alternant avec leur vie en 2021.
La presse se montre partagée, mais engagée. Le Monde salue une « mise en scène vigoureuse, spectaculaire ». Trois Couleurs évoque « un survival psychologique palpitant ». Quant à Télérama, elle juge la série « poussive par endroits, étouffée par son concept ». Côté spectateurs, « Yellowjackets » s’impose comme une série glaçante, portée par des personnages d’une puissance rare et un mystère particulièrement prenant. Les épisodes s’enchaînent avec efficacité, et l’alternance des époques renforce encore l’intensité dramatique, rendant l’ensemble aussi addictif que dérangeant.
Faites-vous un premier avis avec sa bande-annonce :
Nerve (2016)
Dans « Nerve », techno-thriller réalisé par Henry Joost et Ariel Schulman, le récit adapte le roman Addict de Jeanne Ryan. L’intrigue repose sur un jeu mobile en ligne où deux rôles s’opposent : voyeur ou joueur. Les participants doivent relever des défis toujours plus risqués, sous le regard d’une communauté avide de sensations fortes.
Juliette Lewis incarne ici une mère autoritaire et sévère, contrainte de composer avec une fille rebelle. Les réalisateurs soulignent d’ailleurs l’ironie du casting en expliquant, « Elle trouvait hilarant de s’être fait connaître pour des rôles de jeune punk et de camper à son tour la mère sévère d’une autre jeune insoumise ».
Voici son trailer :
Bliss (2009)
« Bliss » est un film produit, réalisé et interprété par Drew Barrymore sur un scénario de Shauna Cross. Le spectateur suit Bliss Cavendar, une adolescente qui découvre par hasard l’univers des compétitions féminines de roller derby. Cette découverte agit comme une véritable révélation, puisqu’elle se passionne rapidement pour ce sport et entraîne son équipe jusqu’en finale. Juliette Lewis y incarne Iron Madon.
Sport de contact et de vitesse pratiqué sur une piste ovale, le roller derby était très populaire dans les années 60. Il connaît depuis quelques années un retour remarqué dans la société américaine, porté par une nouvelle génération de pratiquantes et une culture résolument engagée.
Par ici l’extrait :
Tueurs nés (1994)
Dans « Tueurs nés », Oliver Stone s’appuie sur un scénario original de Quentin Tarantino, remanié avec l’aide de Richard Rutowski et David Veloz. Le film suit la cavale sanglante de Mickey et Mallory Knox (Juliette Lewis).
Sorti en août 1994 aux États-Unis puis en septembre de la même année en France, le long métrage déclenche de vives polémiques. Il est notamment accusé d’exploiter l’ultra-violence qu’il prétend dénoncer, en la transformant en spectacle aussi choquant que mercantile. Une image qui ne fait qu’amplifier son impact culturel et médiatique.
Le trailer juste en bas :
Welcome to Chippendales (2022)
Dans « Welcome to Chippendales », mini-série dramatique créée par Robert Siegel et inspirée de l’ouvrage Deadly Dance : The Chippendales Murders de K. Scot Macdonald et Patrick MontesDeOca, Juliette Lewis interprète Denise. La série retrace l’ascension fulgurante puis la chute spectaculaire de Somen Banerjee, fondateur de la troupe Chippendales et businessman venu d’Inde aux États-Unis pour concrétiser le rêve américain.
Entre paillettes, disco et ambitions démesurées, le récit dévoile la naissance d’un empire du divertissement masculin, dont l’influence s’étend encore aujourd’hui à l’échelle mondiale. Portée par une mise en scène efficace et des interprétations solides, la série fascine par son histoire hors norme, son destin exceptionnel et la manière dont elle explore les zones d’ombre du succès.
Voici un extrait :
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