Si vous êtes écrivain (et oui, on est écrivain dès que l’on écrit), vous vous êtes certainement déjà demandé : comment s’y prendre pour écrire un roman et le publier ? Voici nos conseils pour écrire et publier son livre en 2026.
NB : je vous mets plein de liens en fin d’article pour vous aider à écrire et publier votre livre, jetez-y un coup d’oeil.
EN BREF :
| Étape pour écrire et publier son livre | Conseils |
|---|---|
| Avoir l’idée du livre | Choisissez une idée qui vous donne vraiment envie d’écrire, pas pour plaire au public. Commencez par une scène ou un concept qui vous inspire, développez-le en écrivant, et n’hésitez pas à tester plusieurs pistes avant de retenir celle qui vous motive le plus. |
| Écrire et penser le livre | Une fois l’idée trouvée, il faut développer l’histoire et rédiger un premier jet. Chaque auteur travaille différemment, avec ou sans plan, mais l’essentiel est d’avancer. Pendant l’écriture, veillez à créer des personnages crédibles, un univers cohérent, une voix narrative claire et une histoire capable de surprendre le lecteur tout en apportant une touche d’originalité. |
| Réécritures et corrections | Après le premier jet, prenez du recul puis relisez plusieurs fois votre manuscrit pour améliorer d’abord l’histoire, puis l’expérience de lecture, avant de corriger la forme et l’orthographe. Une fois le texte affiné, faites-le lire à des personnes extérieures afin de recueillir des retours et effectuer les derniers ajustements avant la publication. |
| Définir comment le publier | Une fois le manuscrit terminé, il faut choisir son mode de publication : plateforme d’écriture, maison d’édition ou autoédition. Chaque solution a ses avantages et ses contraintes. |
| L’édition | Une fois le mode de publication choisi, il faut préparer le livre à sa diffusion. Avec un éditeur, cela passe par le travail éditorial et la négociation du contrat. En autoédition, l’auteur gère ou délègue la correction, la mise en page, la couverture, les formalités administratives et la distribution, en vérifiant soigneusement chaque étape avant la publication. |
| La promotion du livre et la sortie | Une fois le livre publié, il faut le faire connaître. La promotion peut commencer avant la sortie grâce aux réseaux sociaux, aux extraits, aux révélations de couverture ou aux services de presse. Après la publication, l’auteur peut utiliser différents canaux comme les réseaux, les blogs, les salons ou les dédicaces pour toucher son public. |
| Et après ? | Après la sortie, continuez à faire vivre votre livre grâce à la promotion, aux salons, aux dédicaces et aux événements littéraires. Un ouvrage peut trouver son public sur le long terme, tandis que vous pouvez déjà commencer à travailler sur de nouveaux projets d’écriture ou développer votre catalogue d’auteur. |
Première étape : avoir l’idée du livre
Pas de livre sans en avoir l’idée. C’est là que tout commence, ce moment où vous avez les mains sur le clavier ou le stylo sur le carnet de notes. La plupart des auteurs ont des multitudes d’idées en vrac, dans leurs notes ou dans leur tête. Mais, comment faire le tri ? Comment trouver LA bonne idée ?
Déjà, laissez-nous débunker un premier mythe : pour trouver LA bonne idée, vous ne devez pas chercher dans ce qui plaira au public, mais dans ce qui vous plaira à vous (à écrire, à brainstormer, etc). Pour un premier livre, on se cherche encore en termes de narration ou de style. Alors, LA bonne idée sera l’idée qui vous fait vibrer, qui vous donne envie d’écrire.
Ne vous mettez pas devant le carnet en vous mettant en tête de trouver une idée, mais pensez aux idées que vous avez déjà eues et regardez celles qui vous donnent envie dans vos tripes. Vous pouvez prendre une idée, mais aussi en combiner plusieurs. Et, de la même façon, vous pouvez totalement mélanger les genres littéraires.
Généralement, l’idée qui nous fait le plus vibrer nous donne envie de travailler dessus : faire des recherches, écrire des scènes, développer les personnages… Et souvent, cette bonne idée a été matérialisée dans votre tête grâce à une scène imaginée.
Par exemple, vous avez simplement la vision d’une scène avec une fille dans une bibliothèque qui se fait attaquer par des monstres. Ce genre de scène peut venir aider à développer le reste de l’histoire.
Ce que nous conseillons, c’est de commencer à écrire une scène qui vous fait vibrer, et c’est souvent de cette scène que peut naître la suite de l’œuvre.
Et surtout, n’ayez pas peur de tester, d’abandonner un projet également. Il existera toujours, mais ce n’était juste pas le moment. L’idée, c’est de commencer à écrire puis de se tourner vers l’idée qui vous marque le plus. Cette étape prend du temps, mais l’écriture, c’est un marathon, pas un sprint.
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Seconde étape : écrire et penser le livre
Une fois que vous avez écrit plusieurs scènes et développé plusieurs possibilités sur le papier, vous avez commencé à avoir une idée de l’histoire que vous désirez écrire. C’est à ce stade que commence réellement l’écriture du livre et son brainstorming.
Architecte, jardinier, paysagiste
Là, les auteurs se divisent souvent en trois catégories : les architectes, les jardiniers et les paysagistes. Inutile de vous forcer à être l’un ou l’autre, vous saurez dans quelle catégorie vous êtes en écrivant et en commençant à travailler sur le livre. Cela dépend de la manière de travailler avec laquelle vous êtes le plus à l’aise.
Commencez donc l’écriture sans vous poser cette question pour voir ce qui vous correspond le mieux. C’est sur le terrain qu’on apprend, un guide ne sert à rien pour un travail artistique puisque chaque artiste a sa méthode pour être créatif.
Et être trop méthodique tue la créativité (un peu c’est bien, mais pas trop). Vous devez découvrir par vous-même la manière qui vous correspond.
Une fois que vous avez écrit un peu et que vous avez commencé à penser votre histoire, vous saurez donc si vous êtes architecte, jardinier ou paysagiste. Notez que la plupart des écrivains (et artistes) sont paysagistes.
L’architecte est un auteur qui écrit en suivant un plan : il fait un plan de l’histoire et des détails avant d’écrire. Le jardinier ne fait pas de plan, il plante les graines, écrit sans se poser de question, et voit où ça mène. Et le paysagiste, c’est un mix des deux : il fait souvent un brouillon avec des bribes de plan et d’informations et il brode autour de ces grands piliers en se laissant la possibilité d’improviser.
Faire le premier jet
Selon votre fonctionnement, vous allez donc écrire, que ce soit dans l’ordre ou le désordre, vos chapitres, penser vos chapitrages, votre mise en page, vos personnages, vos rebondissements, faire des recherches, effacer et recommencer… La période d’écriture est la plus longue. Cela peut prendre quelques mois, mais cela peut prendre des années.
Et durant cette phase, il y a souvent deux écoles : ceux qui écrivent sans réécrire et sans corriger, donc sans revenir sans cesse au texte. Et ceux qui corrigent, réécrivent et peaufinent sans attendre la fin du manuscrit. Mais, peu importe votre méthodologie, à la fin de cette période d’écriture, vous aurez : votre premier jet.
Les choses à surveiller pour écrire un bon livre
- La caractérisation des personnages : Quand un de vos personnages parle, il faudrait qu’on sache que c’est lui qui parle sans que vous ne soyez obligé de dire son nom. Il faut que les personnages aient une profondeur. Pour ça, il faut aussi imaginer un passé à vos personnages avant ce qu’ils vont vivre dans le livre. Ensuite, essayez de construire des manières de parler, des façons de réagir, des façons de se tenir cohérentes en fonction du passé et des événements vécus. Personne n’aime les personnages plats, essayez donc de donner de la consistance à chacun, mais aussi une forme d’utilité au récit.
- La cohérence de l’univers : Ça va dans le même sens que la caractérisation. Que l’univers créé soit réel ou imaginaire, il faut qu’il y ait une cohérence pour que le lecteur sache où il met les pieds. Par exemple, si vous créez un monde parallèle où il n’y a pas de gravité mais que quelque chose tombe sur le sol dans une scène, ça c’est une incohérence, sauf s’il y a une explication qui a son importance dans la narration. Le lecteur doit savoir où il met les pieds et l’univers doit pouvoir tenir.
- Savoir poser la voix narrative : Changer de voix narrative peut être un choix narratif. Mais, pour un premier livre, il est d’abord important d’apprendre à poser cette voix et à la fixer. Qui parle et à qui ? Dans quel ton se place le récit ? Quel est l’effet voulu ? Adoptez-vous un langage précieux ou familier, et pourquoi ?
- Penser au confort du lecteur : Enfin, pensez au confort de votre lectorat en soignant l’expérience de lecture. Par exemple : bien aérer le texte en sautant des lignes et mettre une police assez grosse, ne pas faire des phrases trop compliquées tout le temps, utiliser le plus de mots faisant intervenir les sens et éviter les verbes faibles, exposer les règles de son univers assez tôt si cela ne dessert pas l’intrigue et le faire de manière naturelle et utile narrativement.
- Un bon livre ? Il nous surprend : Il faut à la fois rendre intéressants les personnages (car un personnage qui n’a pas de personnalité ou de profondeur n’intéresse personne), mais il faut que les événements le soient aussi. Surprendre le lecteur passe donc par des retournements qu’on ne voit pas venir, des cliffhangers, des événements qui sortent du commun, une narration qui change… Il faut surprendre et donner envie d’y retrourner.
- Originalité et créativité : Rien de pire qu’un livre qu’on a déjà l’impression d’avoir lu et qui donne cette impression de réchauffé. L’idée n’est pas de faire absolument original, mais il faut quand même que le livre apporte une plus-value (angle original, scènes différentes, tropes différentes, mix de genres, rebondissements jamais vus, narration peu commune, etc).
Troisième étape : réécritures et corrections
Une fois que vous avez écrit votre premier jet, vous avez donc soit : un manuscrit sans aucune correction, soit un manuscrit que vous avez corrigé au fil des pages avant de poser le point final. Dans les deux cas, nous conseillons de relire encore en entier tout le manuscrit.
À ce stade, la relecture va être difficile car, tous les écrivains le savent, mais une fois qu’on connait son histoire par cœur, on en a marre de la relire ! Sauf que c’est essentiel. Alors, le mieux est de faire une pause entre la fin du premier jet et la première relecture totale du manuscrit. Mais, une fois que vous serez prêt, il faudra le faire.
Vous allez donc tout relire en essayant le plus possible d’adopter un œil de lecteur. Vous allez forcément trouver des choses que vous n’aimez pas et des choses où vous vous direz « oh waw, c’est moi qui ait écrit ça ? ». AUCUN premier jet n’est un bon roman. Gardez-le en tête, tout va se jouer avec les relectures, les possibles réécritures et les corrections.
Lorsque vous allez relire, il y a deux possibilités : soit vous allez vouloir changer quelques passages, réécrire légèrement, tourner des phrases différemment, voire changer quelques éléments d’intrigues. Soit, vous allez TOUT réécrire. C’est par exemple ce que fait Bernard Werber : il réécrit complètement le manuscrit, de tête. Personnellement, je suis adepte de la première option. Cela dépend de vous. Il n’empêche que, nous vous conseillons de faire AU MOINS quatre relectures différentes :
- Une première relecture où vous gardez votre posture d’écrivain : c’est durant ou après cette relecture que vous allez faire une ou plusieurs réécritures. Il est possible de relire autant que vous voulez votre manuscrit pour réécrire. Ne cherchez pas forcément à corriger les fautes ou à mettre en page, on se concentre sur le fond.
- Mais, une fois que vous avez réécrit, il faudrait faire une seconde relecture où vous changez de posture pour essayer de lire en tant que lecteur : mettez-vous à la place du lecteur et lisez votre histoire. Ne cherchez pas forcément à corriger les fautes ou à mettre en page, on se concentre sur le fond, encore une fois. Pendant ou après cette relecture, vous aurez certainement envie de changer des choses (tournures, dialogues, événements), c’est la bonne occasion. En soi, pareil, plus vous faites de relectures à cette étape, plus vous affinerez et vous pourrez également simplifier des phrases et supprimer des choses superflues.
- Puis, il faudra une troisième relecture. Cette relecture n’intervient QUE si le fond est ok et que votre histoire est, selon vous, bien écrite et lisible pour un public. Pour cette relecture, ne cherchez pas trop à comprendre le texte et le fond : on se concentre ici sur les fautes d’orthographe, les mauvaises tournures de phrase, et sur la forme. C’est le moment de corriger et de mettre en forme le texte : créer les chapitres, faire des sauts de page, mettre la bonne police, etc. Que vous écriviez sous Word ou sous Google Docs, essayez de faire en sorte que le texte soit aéré et clair, mais ne pensez pas forcément tout de suite à éditer le texte pour qu’il soit publié. Et on vous conseille de le relire quand même après cette étape en entier en supplément.
- Enfin, quatrième relecture : une fois que vous êtes totalement sûr du texte, il est temps de le faire lire à d’autres personnes. Pour cela, vous pouvez demander les services d’un relecteur, d’un correcteur professionnel, d’un bêta-lecteur et aussi le faire lire à vos proches et à votre famille. L’idée sera de demander à ces personnes de vous faire un retour SINCÈRE afin d’affiner. Et donc, après ces relectures proposées à des personnes extérieures, vous aurez certainement besoin de refaire des relectures en suivant de votre côté pour changer certaines choses que vous n’avez pas vues et/ou corriger des coquilles.
Le but à la fin de ces quatre phases, c’est que le texte soit prêt à être lu et potentiellement publié. Pas d’un point de vue éditorial, mais d’un point de vue narratif et orthographique / grammatical. L’édition vient après.
Quatrième étape : définir comment le publier
C’est LA question : comment publier son livre ? Une fois que vous pensez avoir terminé le livre, demandez-vous juste une chose : est-ce que je veux le publier ? Notez que la réponse n’est pas obligatoirement oui. Mais si c’est le cas, il va falloir réfléchir à la manière de le publier. Vous avez donc plusieurs choix :
- Publier le livre sur une plateforme type Wattpad : gratuit pour le public donc plus accessible à la lecture, mais vous avez peu de chance de gagner de l’argent avec le livre sauf si vous réussissez une promotion du tonnerre.
- Publier le livre dans une maison d’édition à compte d’auteur : ou « participatives », l’auteur contribue à l’édition et à la publication en payant. Cette option est souvent critiquée car c’est cher pour l’auteur et beaucoup d’auteurs assurent que ces maisons ne font pas un travail d’édition ou de promotion assez poussé.
- Publier le livre dans une maison d’édition à compte d’éditeur. C’est LE choix le plus prisé, mais seulement 4 % des auteurs y arrivent. Et, souvent, pour y arriver, il faut présenter en livre qui va plaire au public et que l’éditeur est sûr de vendre. Là, l’auteur ne paie rien, c’est l’éditeur qui prend tout en charge.
- Publier le livre en auto-édition (ou avec une maison d’édition que vous créerez vous-même). Plus de flexibilité, mais l’auteur est chargé de tout faire lui-même (ou accompagné de prestataires qu’il devra payer), pas d’accompagnement éditorial et donc de potentielles erreurs et coquilles, une promotion à faire seul… Bref, c’est du travail, et c’est incertain. Mais, au moins, vous décidez de tout. En auto-édition, il est possible de publier sur son propre site web, sur Amazon KDP et sur d’autres canaux.
Si vous décidez de publier chez une maison d’édition (à compte d’éditeur ou d’auteur), il faudra donc envoyer votre manuscrit à ces maisons. Avant toute chose, regardez les maisons qui vous intéressent, renseignez-vous pour savoir à quel compte c’est et regardez si votre livre peut aller dans leur ligne éditoriale. Inutile d’envoyer de la fantasy à un éditeur de livres historiques.
Sélectionnez quelques maisons et rendez-vous sur leurs sites pour trouver leur page de soumissions des manuscrits. Vous y trouverez toutes les modalités pour soumettre votre texte.
Souvent, les maisons vous demandent de vous présenter, essayez de mettre un maximum d’informations sur l’univers de votre livre et sur son futur (saga ou pas etc). Pour l’envoi du texte, suivez bien les instructions concernant la police, les interlignes, etc. Mais, à défaut, s’il n’y en a pas, nous conseillons : mages à 2 de chaque côté (cela laisse la place pour les annotations), police New Times Roman en 13 points, interligne à 1.5, format A4.
VOIR AUSSI : Tu es écrivain et tu as le syndrome de l’imposteur, lis ceci
Cinquième étape : édition du livre
Si vous avez choisi la maison d’édition (compte auteur ou éditeur), il faudra donc attendre d’avoir une réponse positive et relancer au besoin. Et si votre livre est sélectionné, vous pourrez alors travailler l’édition du livre ainsi que sa promotion et sa couverture avec l’éditeur. Pensez à bien lire votre contrat, voici les règles des contrats d’édition.
Même si vous avez l’impression que l’éditeur est tout-puissant (concernant votre rémunération ou même le choix de la couverture), n’hésitez pas à donner votre avis et à négocier ! Un contrat, c’est dans les deux sens et il vaut mieux cultiver une relation de confiance avec son éditeur en étant transparent même sur ce qui ne vous plaît pas.
Et si vous avez choisi l’auto-édition ou l’édition sur une plateforme, eh bien… au travail ! Après les relectures et les réécritures, il va falloir vous atteler à l’édition du livre. Corriger les dernières coquilles et tournures, mettre en page le livre, mettre les bons tirets, mettre au format A5, interlignes, alinéas, souverture, quatrième de couverture, trigger warnings… Soit vous faites tout, soit vous payez des prestataires pour vous aider (coordinateurs, illustrateurs, etc.).
L’idée à ce stade, c’est donc de rentrer dans la forme pure du livre pour le rendre publiable et lisible. On corrige, on met en page, on fait le dépôt légal à la BNF, on fait la couverture… N’hésitez pas à regarder les livres que vous avez chez vous pour comprendre ce qu’il faut mettre dans un livre (date de dépôt, ISBN, etc).
Pour l’auto-édition, choisissez une ou plusieurs plateformes de distribution (votre site web pour la vente, par exemple avec Woocommerce, et l’impression du livre via un prestataire, par exemple Coollibri) et les formats proposés (ebook, broché, relié). Prenez bien soin de tout vérifier lorsque vous remplissez les informations (nom de l’auteur, mots clés, etc), commandez des exemplaires d’auteur pour voir si tout est bien imprimé, lisez même votre livre si possible après avoir reçu les épreuves.
Attention, pour la couverture, pensez à soit faire appel à un illustrateur, soit utiliser des images libres de droit ou dont vous avez payé le droit ou vous pouvez utiliser l’IA mais pensez à le mentionner.
Enfin, planifiez une date de sortie avec l’éditeur si vous en avez un, une fois que le livre vous semble bon à paraître !
NB : c’est généralement à ce moment-là que vous devrez également déclarer votre activité à l’URSSAF des artistes-auteurs ! Si vous vendez des livres, il faudra en effet déclarer ces revenus auprès de cette URSSAF.
Sixième étape : la promotion du livre et sortie
Le livre est enfin terminé, corrigé, mis en page et prêt à être vendu. Pourtant, contrairement à ce que beaucoup imaginent, le travail de l’auteur ne s’arrête pas au moment où le livre est publié. En réalité, une nouvelle phase commence : celle de la promotion.
Car un livre, même excellent, ne se vend pas tout seul. Chaque année, des dizaines de milliers de livres sortent en France. Pour qu’un lecteur découvre votre ouvrage, il faut donc lui permettre de le trouver. La promotion peut commencer plusieurs semaines, voire plusieurs mois avant la sortie. Certains auteurs partagent des extraits, dévoilent la couverture (cover reveal), parlent de leur processus d’écriture ou montrent les coulisses de la création du livre.
L’objectif est simple : créer de la curiosité et donner envie de découvrir l’ouvrage lorsqu’il sera disponible.
Pour ça, utilisez un ou plusieurs réseaux sociaux qui serviront à promouvoir vos écrits. Vous pouvez y construire une communauté livresque en suivant des comptes dédiés et il est également recommandé de proposer des SP (services presses, donc des livres gratuits contre chronique) à des influenceurs sur les réseaux.
Une fois le livre sorti, plusieurs possibilités existent pour le faire connaître. Vous pouvez utiliser les réseaux sociaux, tenir un blog, envoyer donc des services de presse à des journalistes ou à des créateurs de contenu, participer à des salons du livre, organiser des séances de dédicaces ou encore échanger directement avec votre communauté de lecteurs. Il n’existe pas de méthode unique : chaque auteur doit trouver les outils avec lesquels il est le plus à l’aise.
Si vous êtes publié par une maison d’édition, celle-ci pourra parfois vous accompagner dans cette démarche. Toutefois, même avec un éditeur, une partie importante de la promotion repose souvent sur l’auteur lui-même. En autoédition, cette responsabilité est encore plus importante puisque vous gérez généralement toute la communication autour du livre.
Durant cette période, il est également intéressant de suivre les retours des lecteurs, les avis publiés en ligne et les éventuelles critiques. Non seulement cela permet de comprendre ce qui fonctionne ou non, mais cela aide aussi à progresser pour les projets futurs.
Enfin, gardez à l’esprit qu’un livre peut trouver son public sur la durée. Certains ouvrages réalisent l’essentiel de leurs ventes plusieurs mois, voire plusieurs années après leur sortie. La publication n’est donc pas la fin de l’aventure : c’est le moment où votre histoire commence réellement à vivre entre les mains des lecteurs.
Septième étape : et après ?
Et après ? Eh bien, la plupart des livres se vendent beaucoup mieux quelques jours après leur sortie. Toutefois, l’idée n’est pas de laisser votre livre sombrer dans les abîmes après. Vous et/ou votre maison d’édition allez continuer à faire la promotion sur les réseaux, mais aussi vous pouvez totalement tenter de faire des salons du livre et événements littéraires. Il est aussi possible de démarcher des lieux culturels pour des dédicaces, etc.
Bref, continuez à faire vivre votre ouvrage après sa publication et cela ne vous empêche pas d’écrire un autre livre en suivant ! Le succès vient rarement au premier livre, pas de panique ! Et voilà, vous pouvez aussi travailler sur d’autres projets d’écriture, faire des retraites écriture, travailler sur des mises à jour et nouvelles éditions du livre, TOUT EST POSSIBLE.
Quelques liens utiles
- Savoir lire un contrat d’édition pour défendre ses droits.
- Les 10 règles à respecter pour la mise en page d’un livre.
- Nos conseils techniques pour la mise en page de votre livre.
- Jardinier ou architecte en écriture : qu’est-ce que c’est ?
- Comment promouvoir un livre sur les réseaux sociaux.
- La liste complète des maisons d’édition en France et leurs coordonnées.
- Amazon KDP : Mise en forme de votre livre broché.
- 5 Façons de Captiver vos Lecteurs dès la Première Phrase.
- Écrire un livre : 10 conseils pour ne pas perdre son lecteur.
- Mentions obligatoires sur un livre papier ou numérique.
- Quelles démarches faut-il respecter pour publier un livre ?
Bien sûr, si vous avez d’autres conseils pour les écrivains, ou que vous avez des questions, n’hésitez pas à laisser un commentaire. N’hésitez pas à utiliser cette section de commentaires pour poser vos questions pratiques, par exemple sur Amazon KDP, et y répondre. Nous n’avons évidemment pas pu tout aborder dans cet article.
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