La Fondation Sommer s’interroge sur les défis de la chasse à l’horizon 2040

Organisation reconnue d’utilité publique par décret du 30 novembre 1966, la Fondation François Sommer a été créée en 1964 à l’instigation de deux passionnés de la chasse et de la nature. L’objectif étant de répandre une conception de la chasse raisonnée et d’une écologie humaniste. C’est dans cette optique que la fondation s’active également autour de questions relatives aux défis de la chasse à l’horizon 2040.

La fondation François Sommer

La Fondation François Sommer a vu le jour sous l’initiative de François et Jacqueline Sommer. Initialement, elle portait le nom de « Maison de la Chasse et de la Nature » et abrite aujourd’hui le musée de la Chasse et de la Nature ainsi que le club de la Chasse et de la Nature à Paris.

François Sommer (fondateur ; 1904-1973), est l’un des premiers à prôner une écologie humaniste. Il préconise à travers sa Fondation un double principe : « l’homme et la nature ont un lien immuable, mais l’intérêt de l’homme diverge de l’intérêt de la nature ». Cette interdépendance s’illustre gracieusement à travers l’activité de la chasse. Car afin que cette dernière soit productive, il est nécessaire d’avoir un milieu naturel en bon état ; ce qui implique aujourd’hui une politique cynégétique intelligente et responsable.

Perspectives majeures de la chasse futuriste

La question principale sur laquelle la Fondation François Sommer porte ses études est l’enjeu pour la régulation des espèces d’ici 2040. Elle s’interroge également sur l’impact qu’aura l’évolution de la production et des procédés agricoles (répartition des espèces cultivées, intrants, viticulture…) sur la biodiversité et la faune sauvage du fait de leur probable extension d’ici 2040. À cet effet, les actions de la fondation sont également orientées vers la protection des prairies fleuries ; et ceci du fait de leur riche biodiversité.

L’évolution des modes de vie fait partie des points cruciaux qu’aborde l’étude de la fondation sur les défis pour la chasse de demain. Et il en ressort que le scénario sociodémographique probable à l’horizon 2040 aura sans doute des effets conséquents sur la relation des habitants avec les ressources vivantes sauvages.

Enfin le troisième axe de cette étude concerne l’évolution des rapports homme/animal. Il est essentiel ici de se questionner sur l’évolution rapide des comportements humains vis-à-vis du monde animal (animaux de compagnie, rapport à l’alimentation, regard sur l’animal sauvage…). Les réflexions sont alors à orienter sur les transformations probables de la relation entre société et animal sauvage et sur la façon d’appréhender le monde sauvage demain (zoo, parc, médias).

Dans l’optique d’influencer l’avenir de la chasse et d’étudier l’ampleur qu’elle pourrait avoir sur la société de demain, la Fondation François Sommer pousse plus loin la réflexion en énumérant des questions clés telles que :

  • Comment concilier préservation de la biodiversité en milieu rural et nouvelles pratiques agricoles ?
  • Faudrait-il favoriser des approches plus territorialisées des pratiques afin d’obtenir des options durables pour le long terme ?
  • Comment réduire la pratique de la chasse soit par vieillissement et désaffection de la société ou soit par encadrement renforcé ?

Pour trouver des réponses à ces questions, des travaux sont présentés trimestriellement afin de partager des réflexions. Des tables rondes trimestrielles réunissant des experts et acteurs associés sont également organisées afin de partager les observations et sonder les transformations et enjeux à long terme.

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