Obésité : découverte d’une enzyme qui brûle les graisses stockées

Et si la clé pour lutter contre l’obésité était dans l’organisme lui-même ? Des chercheurs américains de l’institut du cancer Dana-Fraber à Boston (États-Unis) et de l’université de Californie ont publié une étude qui relève que les cellules d’une enzyme brûlent naturellement les graisses stockées dans l’organisme.

Au lieu de les stocker sous forme de graisse comme c’est le cas de certaines cellules, elles sont plutôt brûleuses de calories. Une découverte qui devrait apporter une avancée dans les traitements contre l’obésité, le diabète et certains troubles physiologiques liés au cancer.

L’enzyme PM20D1 brûleuse de cellules graisseuses

Il existe trois variantes de cellules graisseuses dans l’organisme : les cellules adipeuses blanches, les cellules adipeuses brunes et les cellules adipeuses beiges, celles-là qui sont capables de brûler les graisses sous forme de chaleur que de les stocker sous forme de graisse. C’est au cours de multiples expériences que les chercheurs ont identifié l’enzyme PM20D1, un dérivé des acides aminés N-acylés.

Pour confirmer leurs recherches, le groupe des scientifiques a procédé à une expérience sur les souris. Au préalable, les souris ont été nourries de manière excessive pour qu’elles prennent du poids. Par la suite, les scientifiques ont administré cet enzyme chez les souris obèses, ils ont constaté après huit jours de traitement une perte significative de leur poids. Cette perte de masse graisseuse a été localisée au niveau des tissus adipeux où se concentrent les cellules adipeuses beiges, signe que c’est bel et bien l’enzyme PM20D1 qui brûle les graisses stockées

L’enzyme PM20D1 brûleuse de graisse contribuerait à lutter contre l’obésité

Le Dr Bruce Spiegelman qui dirigeait l’étude a affirmé que : « Ces données suggèrent que l’enzyme PM20D1 et les acides aminés N-acylés peuvent être utilisés pour le traitement de l’obésité et d’autres troubles associés, tels que le diabète », le but étant de faire perdre du poids aux patients obèses et de diminuer ainsi les risques de maladies comme le diabète ou l’hypertension.

De grands espoirs sont fondés sur cette découverte surtout ce qui concerne l’obésité infantile avec des enfants surexposés à la maladie du foie. Mais il faudra attendre sûrement plusieurs années que les molécules de cet enzyme soient administrables à l’homme.

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