Cancer du poumon : un dépistage par une simple prise de sang

Une découverte majeure vient d’être mise à la lumière du jour en matière de dépistage du cancer. Une simple prise de sang est désormais suffisante pour dépister de manière précoce un cancer du poumon.

Une première mondiale

« Une première mondiale », voilà comment on peut qualifier cette nouvelle technique de dépistage du cancer du poumon mise au point par une équipe médicale niçoise dirigée par le professeur Paul Hofman. Ce dernier travaille au sein du Centre Hospitalier Universitaire de Nice et de l’Institut de Recherche sur le Cancer et le Vieillissement Nice Sophia-Antipolis.

D’après les travaux de recherche menés par l’équipe du Professeur Hofman, une simple prise de sang permettrait désormais de détecter le cancer du poumon à un stade précoce, alors même que les techniques d’imagerie classiques ne détectent aucun signe suspect.

 Un dépistage précoce du cancer

L’étude a porté sur une population de 245 patients sans cancer, dont 168 qui sont considérés comme à risques à cause d’une bronchopneumopathie chronique obstructive. Sur ces 245 personnes, 5 présentaient des cellules cancéreuses circulantes. Celles-ci jouent le rôle de sentinelles et d’alertes.

Cette nouvelle technique de dépistage du cancer est considérée comme une percée majeure dans le monde médical, surtout dans le diagnostic des cancers, dans la mesure où elle permet de dépister 5 ans plus tôt un cancer du poumon. Non seulement, elle permet de gagner des années dans le traitement du cancer par une précocité de l’intervention chirurgicale, mais elle peut aussi être vue comme une solution d’éradiquer le cancer.

Pour rappel, le cancer du poumon est l’un des types de cancers les plus fréquents et les plus meurtriers. 87% des personnes chez qui on diagnostique un cancer du poumon décèdent 5 ans après le diagnostic.

Comment fonctionne le nouveau test ?

Cette nouvelle technique de dépistage du cancer du poumon est nommée ISET ou « Isolation By Size of Tumor Cells ». Elle est réalisée à partir d’une simple prise de sang. Le but de ce test est d’extraire les cellules rares du sang et de mettre en évidence la présence de cellules tumorales circulantes. Les résultats apparaissent au bout de 3 à 4 heures.

Ce nouveau test fonctionne un peu comme le pap-test qui permet de détecter le papillomavirus, responsable du cancer du col de l’utérus. Contrairement à ce dernier qui est réalisé à partir d’un simple frottis, l’ISET consiste en une prise de sang.

Une commercialisation prévue fin 2014

Cette nouvelle technique de dépistage sera commercialisée dès fin 2014. Elle sera d’abord vendue aux personnes déjà atteintes de cancer afin de surveiller les cellules cancéreuses et évaluer l’efficacité des traitements. Ce sera seulement après que les sujets à risques pourront profiter des promesses de ce nouveau test avant qu’il ne soit proposé au grand public.

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