Cancer de la prostate : l’opération n’augmente pas les chances de survie des malades

Le cancer de la prostate est une maladie qui touche particulièrement les hommes de plus de 50 ans, c’est pourquoi il est recommandé de pratiquer régulièrement un dépistage. Une récente étude publiée dans le célèbre New England Journal of medecine rapporte que les opérations chirurgicales ou la radiothérapie ne font pas mieux qu’une surveillance active du cancer de la prostate.

Il s’avère même d’après cette étude menée par les chercheurs de l’université d’Oxford au Royaume-Uni qu’on obtient les mêmes résultats entre les opérations (chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie) et un traitement par surveillance de la maladie.

Traitement cancer de la prostate : radiothérapie, chirurgie ou surveillance active ?

Entre la radiothérapie, la chirurgie ou la surveillance active dans le traitement du cancer de la prostate, que faut-il privilégier ? C’est justement pour répondre à cette question que les chercheurs de l’université d’Oxford ont mené une étude sur près de 1 643 patients âgés de 50 à 69 ans ayant été diagnostiqués comme atteints du cancer localisé de la prostate (autrement dit une petite tumeur et aucune tumeur étendue avec des métastases).

Un tiers a reçu un traitement par chirurgie avec une ablation de la petite tumeur, un autre tiers a été soumis à une radiothérapie et le dernier tiers restant a été mis sous surveillance active avec un traitement de biopsies et de dosage PSA réguliers. Alors, quels ont été les résultats 10 ans après ces traitements sur chaque groupe ? 17 patients sont décédés d’un cancer de la prostate parmi les 1 643 dont 5 du groupe ayant reçu une chirurgie, 4 du groupe radiothérapie et 8 de ceux qui ont été soumis à une surveillance active.

Traitement cancer de la prostate : des effets secondaires lourds pour les patients

D’après cette étude, cela signifie en réalité qu’un homme atteint d’un cancer de la prostate ne peut pas forcément avoir une meilleure survie avec les traitements chirurgicaux et radiothérapies par rapport à une simple surveillance active de sa maladie. Le traitement du cancer de la prostate par chirurgie ou la radiothérapie engendrent des effets secondaires lourds qui peuvent persister pendant 6 ans : troubles sexuels, incontinence urinaire, troubles intestinaux… Le surpoids et l’obésité ainsi qu’un régime pauvre en fruits accroît le risque de cancer de la prostate.

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