Attentat de Charlie Hebdo : Google supprime des vidéos de YouTube sur demande de l’Etat

Le directeur de Google France , Nick Leeder, déclare avoir supprimé, à la demande des autorités françaises, un certain nombre de vidéos circulant sur YouTube et ayant un lien avec la vague d’attentats qui a frappé la France ce début janvier.

Le patron de Google France a reconnu, mardi 13 janvier, que son entreprise a répondu aux demandes des autorités françaises en supprimant des vidéos en rapport avec l’attentat contre Charlie Hebdo ou encore celui de l’Hyper Cacher de la Porte de Vincennes.

Considérées comme « illégales », ces vidéos diffusées notamment via YouTube ont été effacées ce week-end sur réclamations des autorités. Nick Leeder a confirmé que sa société a supprimé les vidéos en question « le plus rapidement possible » et déclare également que les demandes de suppressions de vidéos étaient précises, sans pour autant en dévoiler plus sur la nature de ses images.

Google collabore étroitement avec l’Etat Français

Logo affiché par Youtube pour une 404 de vidéo

Youtube retire les vidéos sur demande de l’Etat

Nick Leeder ajoute que la collaboration de Google avec les autorités est une pratique courante et admet: « On travaille toujours avec les forces publiques concernant la sécurité ». Le patron de Google France a aussi évoqué qu’un dispositif particulier avait mis en place pour faire face aux circonstances et déclare avoir collaboré avec la France la semaine dernière.

Enfin, Nick Leeder a aussi évoqué la politique de sa société et les règles qu’elle s’impose et affirme vouloir « trouver le bon équilibre entre la surveillance pour la protection des gens, et la liberté d’expression ». Le leader de Google France a souligné qu’il observerait les éventuels changements de lois qui s’opéreraient en France et affirme que « s’il y a un changement dans la loi, nous la suivrons ».

Notons que suite aux derniers événements et ce malgré l’absence de causalité entre les attentats et internet, le président François Hollande a demandé à Manuel Valls de proposer, dans un délai de huit jours, de nouvelles mesures favorisant le contrôle d’internet. Il est donc envisageable que Google et les autorités françaises renforcent leur collaboration à l’avenir.

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