Les mesures de lutte anti-tabac fonctionnent-elles vraiment ?

La hausse des prix du tabac, l’entrée en vigueur du paquet neutre le 20 mai dernier, les campagnes publicitaires de lutte anti-tabac n’ont pratiquement pas changé grand-chose sur les habitudes d’un tiers des Français qui ont toujours du mal à se défaire de l’addiction du tabac.

Avec près de 80 000 décès chaque année liés aux complications des cigarettes, la dernière mesure en date prise par le gouvernement sur les paquets neutres pourrait dissuader surtout les jeunes lycéens qui fument et s’identifient même à une marque de cigarette.

Faire oublier aux jeunes que « fumer est plus cool »

Il ne sera plus possible pour les fumeurs d’acheter une marque de cigarette pour la simple raison qu’il n’y aura plus de logo, ni de couleurs qui permettent d’identifier cette marque. La nouvelle mesure fait suite à la nouvelle loi de lutte anti-tabac qui impose le paquet neutre. Malgré cette énième directive obligatoire, nombreux sont les fumeurs de longue date qui ne comptent pas abandonner leur habitude. Logo ou pas, ils vont continuer à se rencontrer dans les cafés-clopes, mais ce nouveau look neutre des paquets de cigarettes pourrait faire baisser le nombre de jeunes qui se lancent dans le tabac.

Fumer aura l’air moins cool pour ces jeunes qui mettent leur santé en péril puisqu’ils s’identifient à une marque, le but est de casser l’image diffusée par les marques de cigarettes. Le pneumologue, Pr Bertrand Dautzenberg souligne : « Les jeunes sont totalement marketés. Ils n’achètent pas un jean, ils achètent une marque spécifique »

Pousser plus loin la lutte anti-tabac

Le nombre de cigarettes vendues en France a diminué de moitié depuis l’entrée en vigueur de la loi Evin en 1991. Les mesures prises depuis quelques années par le gouvernement ont réellement permis de faire baisser le nombre de fumeurs, mais la majorité résiste encore aux chocs des messages anti-tabac et des hausses successives de prix.

Pour parvenir à dissuader le plus grand nombre possible de fumeurs, des mesures fortes doivent être prises. « Il faut passer un seuil psychologique avec un paquet vendu au moins 10 euros » préconise Michèle Delaunay, députée de la Gironde. Les dispositifs sanitaires d’accompagnement à l’arrêt du tabac doivent être également améliorés.

Partager >>
S'inscrire à notre Newsletter gratuite

S'inscrire à notre Newsletter gratuite

Inscrivez-vous gratuitement pour recevoir dans votre boite mail les derniers articles une fois par semaine.

Vous êtes inscrit