Maladies cardiovasculaires : comment l’industrie du sucre a minimisé les effets sur la santé

L’industrie du sucre a payé pour minimiser ses effets sur la santé, c’est ce qu’on peut retenir du rapport d’étude publié lundi dans la revue JAMA Internal Medicine. Les auteurs, trois chercheurs de l’université de Californie démontrent que les industriels du sucre ont modifié les résultats de certaines études réalisées au cours des décennies 50 et 60.

Ces études prouvaient que le sucre est néfaste pour la santé. La consommation du sucre autant que le gras serait en effet l’une des causes des maladies cardiovasculaires. Ces maladies selon les statistiques de l’Organisation mondiale de la santé sont la première cause de mortalité dans le monde.

L’industrie du sucre a payé pour minimiser ses effets : des scientifiques américains sur le banc des accusés.

Le rapport accablant l’industrie du sucre pointe du doigt des industriels, mais aussi le milieu de la recherche dont deux scientifiques qui auraient participé à ce complot. David Mark Hegsted et Roger Adams. Ces derniers à travers des articles scientifiques commandés par la Fondation du sucre ont clairement admis qu’il n’existe pas d’incidence de la consommation du sucre sur la survenance de maladies cardio-vasculaires.

Des affirmations qui prenaient à contre-pied celles d’une autre étude réalisée en 1957 par John Yudkin, professeur de nutrition à l’Université de Londres et qui démontraient le caractère néfaste de la consommation du sucre. Depuis les années 50, la consommation du sucre a triplé. Le taux de prévalence des maladies cardiovasculaires a également suivi cette courbe croissante.

L’industrie du sucre a payé pour minimiser ses effets : le sucre aussi mortel que le gras.

Dans le milieu de la recherche aussi, les études se multiplient pour savoir qui du gras ou sucre serait le plus à craindre. Même si tous les résultats ne concordent pas encore, de nombreuses études prouvent que la consommation du sucre est une cause de l’obésité, elle rend le foie plus productif en acide urique, ce qui conduit à l’hypertension artérielle.

Dès lors, on peut comprendre pourquoi l’industrie du sucre a payé pour minimiser les effets de cet aliment, soit 48 900 dollars pour faire paraitre des articles biaisés dans le respectable New England Journal of Medecine.

Partager >>