Lutte contre le Sida : la contribution de la France évaluée à 360 millions d’euros

Le weekend passé, la France a enfin communiqué sa contribution au fonds mondial de la lutte contre le Sida. Cette année encore, le montant reste inchangé, soit 360 millions d’euros comme c’est le cas depuis trois ans.

Malgré cette contribution qui est une sorte de statuquo, la France reste tout de même le premier contributeur européen et le deuxième mondial après les États-Unis du Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme. Il a été également précisé que cette somme ne va pas augmenter durant les trois années à venir, 2017-2019.

Un statuquo de la France dans la lutte contre le Sida

On attendait cette annonce pendant le festival de Solidays 2016 en France, mais les organismes militant dans la recherche et la lutte contre le VIH Sida à l’instar de Sida Aides, Act-up Paris et Coalition Plus souhaitaient une augmentation venant de la part du Président François Hollande. C’est donc un statuquo dont a déploré ces associations : « alors que l’ONU a prévenu qu’avec une stagnation des financements internationaux l’épidémie de VIH repartirait à la hausse. Cela brise une dynamique de mobilisation financière de tous les pays riches et risque de signer la reprise de l’épidémie mondiale du sida, provoquant la mort de milliers de malades ».

En effet, ONUSIDA a rappelé que pour éradiquer le Sida à l’horizon 2030, il faudrait une augmentation considérable des aides. Malheureusement, il manque 23 milliards d’euros pour réussir ce pari.

L’épidémie du Sida continue de faire des victimes

Bien que la mortalité soit en baisse de 42 % depuis 2004, le nombre de personnes infectées lui ne cesse d’accroitre. Ceci est dû à la qualité des traitements dont bénéficient les malades, mais tous ne sont pas traités puisque de nombreux séropositifs à travers le monde continuent de mourir de cette épidémie.

En France, on estime que plus de 6 000 personnes sont infectées du VIH. Dans le monde, le Sida est la cause de près de 1,2 million de personnes. Il faut par ailleurs augmenter les dépistages pour prendre en charge les malades comme le prouve déjà les auto tests du VIH Sida même s’ils coûtent chers.

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