L’obésité accélère le vieillissement rapide du cerveau

Les méfaits du surpoids sont légions et aujourd’hui s’ajoute le vieillissement accéléré du cerveau. Des travaux menés par des scientifiques britanniques de l’université de Cambridge en Grande-Bretagne et publiés par la revue Neurobiology of aging sont formels : l’obésité accélère le vieillissement rapide du cerveau.

Les découvertes observées par ces chercheurs au cours de l’étude amènent à cette affirmation qui est loin d’être anodine. D’après ces derniers, la cinquantaine passée, les cellules cérébrales des obèses paraissent 10 ans plus vieilles. Comme tous les organes, le cerveau se dégénère avec le temps, mais ce phénomène est accéléré voire irréversible chez les personnes souffrant d’obésité.

Vieillissement rapide du cerveau chez les obèses : matière blanche insuffisante

La substance blanche est une des matières les plus importantes du cerveau en charge de l’aération de la substance grise. Elle permet concrètement à relier les différentes zones de la substance grise où se situent les neurones. Pendant l’étude, il a été remarqué que chez les personnes obèses, cette substance est en moindre quantité et pourrait même à court terme être inexistante. Ce qui contribue en vieillir le cerveau de manière assez poussée allant jusqu’à 10 ans dans certains cas.

Les chercheurs nous démontrent ainsi une dégénérescence très rapide des neurones, plus on prend du poids, plus la dégénérescence est grandissante. Le Dr Lisa Ronan l’un des participants à l’étude avoue : « notre cerveau rétrécit naturellement avec le temps, mais on ignore pourquoi les personnes en surpoids ou obèses présentent un rétrécissement de la substance blanche aussi important ». Un résultat qui pourrait susciter un regain de conscience chez les personnes en surpoids.

Vieillissement rapide du cerveau chez les obèses : il ne surviendrait qu’à partir de cinquante ans

Le plus étonnant dans cette repose sur la conclusion selon laquelle l’obésité accélère le vieillissement rapide du cerveau qu’à partir de cinquante ans laisse penser que le cerveau n’est vulnérable que dans cette tranche d’âge. Selon le Dr Lisa Ronn : « pour le moment, nous ne pouvons que spéculer : soit l’obésité provoque ces changements, soit l’obésité est la conséquence de ces altérations cérébrales ».

Le plus important maintenant est de savoir si ces changements sont réversibles si la personne prend conscience de son problème et décide de perdre du poids. La décision de perdre du poids s’avérerait une décision cruciale chez toute personne en surpoids, une espérance de vie de plus de 10 ans serait réellement mise en jeu.

Partager >>
S'inscrire à notre Newsletter gratuite

S'inscrire à notre Newsletter gratuite

Inscrivez-vous gratuitement pour recevoir dans votre boite mail les derniers articles une fois par semaine.

Vous êtes inscrit