Le Marché de Rungis s’engage contre le gaspillage alimentaire

Il est appelé le ventre de Paris en référence à l’Œuvre de Victor Hugo qui a décrit l’ancien lieu situé dans les halles Barltard. Devenu beaucoup trop petit pour accueillir le plus grand marché international du monde, ce dernier s’est donc installé à 7 km au sud de Paris. 

Le marché de Rungis en chiffres

C’est le plus grand marché de produits frais au monde. C’est un site de 234 hectares où vendent plus de 1200 entreprises. Plus de 12 000 salariés arrivent chaque matin sur le marché de Rungis pour y travailler qui génère un chiffre d’affaires de presque 9 milliards d’euros par an. 

Le plan « Rungis green business »

Le marché d’intérêt national représente un mouvement de 2,8 millions de tonnes de nourriture en moyenne par an. Cela générait près de 60 000 tonnes de déchets. Grâce à la mise en place de nombreux dispositifs de recyclage, ce chiffre est désormais passé à 30 000 environ. 

Le tri des produits invendus

À la fin du marché, il arrive souvent qu’un producteur se retrouve avec des aliments invendus à jeter. Certains d’entre eux préféraient déjà donner leurs restes plutôt que de les détruire. Depuis peu, le marché de Rungis fait appel à une association de tri spécialisée dans le produit frais qui achemine les invendus vers des œuvres caritatives pour en faire la distribution aux plus démunis.

Ce n’est pas parce que les fruits sont tachés, mal calibrés ou déformés qu’ils ne sont pas bons pour autant. S’ils ne sont pas achetés en l’été, ils peuvent être revendus à des acheteurs qui les utiliseront à d’autres fins. Par exemple, les fruits tâchés peuvent être vendus dans le but de faire des confitures ou bien des jus, les légumes peuvent quant à eux servir pour la fabrication des soupes.

Le recyclage des déchets

À Rungis, rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Il existe de manière de recycler les déchets sur le marché. Premièrement, les résidus alimentaires sont utilisés pour créer de l’énergie dans le cadre de la méthanisation. On utilise le gaz issu de la putréfaction pour fabriquer du biocarburant qui offrira la possibilité d’alimenter des véhicules.

Ensuite, le procédé d’incinération des autres déchets permet également de récupérer de l’énergie. La chaleur dégagée génère par exemple le chauffage nécessaire à l’ensemble du marché (qui devient donc autonome de ce point de vue) ainsi que celui d’une partie de l’aéroport d’Orly non loin de là.

L’amélioration de la logistique

Cette année, le marché de Rungis s’est associé avec la start’up Biotraq pour tenter de réduire encore plus le gaspillage alimentaire. Le but est d’améliorer la logistique en suivant les parcours des différents produits vendus sur le site afin de déceler les éventuels problèmes liés au transport, notamment au niveau de la chaîne du froid.

Bien que l’objectif « zéro déchet » ne soit pas encore atteint, la réduction du gaspillage alimentaire est très significative. Elle donne des résultats satisfaisants aussi bien pour les entreprises présentes sur le marché que pour la structure en elle même.

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