Ivresse au volant : des tests capillaires pour récupérer son permis de conduire ?

L’Académie nationale de pharmacie recommande une analyse capillaire avant de restituer le permis des individus dont la consommation d’alcool est en cause lors d’infractions au Code de la route.

L’académie nationale de pharmacie conseille le dépistage par des analyses capillaires avant toutes restitutions de permis de conduire faites à des personnes dont l’état alcoolique est en cause lors d’infraction routière. Pour cette instance, qui conseille les pouvoirs publics, il s’agit d’une méthode à la fois « simple » et « fiable » de déterminer les habitudes de consommation d’alcool des individus concernés.

Selon eux, les cheveux et son analyse « constituent un véritable calendrier rétrospectif de la consommation d’alcool » et permet donc de connaitre la consommation d’alcool sur une durée de plusieurs mois. Ce type de test « permet aux médecins contrôleurs de suivre l’évolution d’une addiction à l’alcool pour prévenir une récidive et orienter éventuellement la personne vers une thérapie appropriée ».

Faire baisser les chiffres de la récidive

C’est grâce à l’identification de marqueurs stockés dans les cheveux, l’éthylglucuronide, que le test capillaire peut déterminer dans quelles proportions et sur quelle durée de l’alcool a été ingéré. L’Académie nationale de pharmacie a également mis en évidence la fiabilité de telles analyses puisqu’elles évitent les risques de test aux résultats faussement positifs.

L’Académie recommande donc aux autorités d’appliquer cette méthode « systématiquement » avant toute restitution de permis de conduire aux personnes sanctionnés pour état d’ivresse au volant. Jugé plus pertinent et plus efficace, le test par analyse capillaire permettrait de limiter les risques de récidives.

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