Isabelle Dinoire : la première greffée du visage au monde est décédée à 49 ans

Près de 5 mois après le décès d’Isabelle Dinoire, la première greffée du visage, le Centre Hospitalier Universitaire d’Amiens a confirmé mardi 6 septembre son décès survenu le 22 avril dernier. C’est en Novembre 2005 que la jeune femme alors âgée de 38 ans avait subi une opération jusque-là jamais réalisée pour la reconstitution partielle de son visage (nez-menton-bouche) ravagée par une attaque de Tania, son chien labrador.

Aujourd’hui alors, qu’environ 30 personnes ont déjà expérimenté la greffe totale ou partielle du visage, les experts dressent un bilan, à la lumière du parcours décennal d’isabelle Dinoire.

La première greffée du visage est décédée : «Je n’avais pas d’autres choix, je ne pouvais pas vivre sans visage»

C’est ainsi que première greffée du visage est décédée justifiait ce choix audacieux qu’elle avait fait de se faire refaire le visage. Avant l’opération, Isabelle Dinoire, pouvait à peine manger, boire, ce qui lui restait de visage était constamment recouvert par un masque. L’opération qui aura nécessité une importante équipe de chirurgiens infirmiers et autres spécialistes était dirigée par les équipes du Pr Bernard Devauchelle, chef du service de chirurgie maxillo-faciale du CHU d’Amiens.

La période post opératoire n’aura pas été moins contraignante. En effet, pour cette opération complexe de remodelage, la graisse et la peau du visage qui proviennent d’un donneur décédé entraîne systématiquement des réactions de rejet qui obligent le receveur à suivre un traitement permanent.

Dans le cas d’Isabelle Dinoire, des sources médicales indiquent que la patiente a présenté deux périodes distinctes de rejet ; à la première et à la neuvième année : « un rejet chronique ayant conduit à une obstruction partielle des artères de son greffon et à une perte de la partie inférieure de son greffon facial ».

La greffe du visage, une technique à parfaire

Même si le CHU D’Amiens insiste sur le fait que le décès d’isabelle suite à une récidive d’une tumeur maligne opérée en 2015 n’est pas systématiquement lié aux effets du traitement immunosuppresseur, le milieu médical en général reste très mitigé sur le succès de la greffe du visage.

Le Pr. Laurent Lantieri chirurgien et spécialiste de la greffe du visage s’exprimera ce jour sur la question. Il mettra en lumière les bons et mauvais points de cette technique que la médecine a déjà expérimentée sur 36 patients depuis isabelle Dinoire.

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