Infarctus : 30 % des patients sont mal diagnostiqués aux urgences

Le constat est assez sérieux : un tiers des patients victimes d’infarctus sont mal diagnostiqués. Selon une étude britannique qui a été publiée dans la revue European Heart Journal, 30 % des personnes souffrantes d’un infarctus du myocarde notamment font l’objet d’un mauvais diagnostique lorsqu’ils arrivent à l’hôpital.

Une propension d’autant plus importante que le constat révèle que les femmes et les insuffisances cardiaques au-delà de 80 ans sont les plus concernées par ces diagnostics erronés. Ce manque de prise en charge appropriée les expose donc beaucoup plus au décès des suites d’arrêt cardiaque.

Un tiers des patients victimes d’infarctus mal diagnostiqués : L’avis des chercheurs sur le sujet

Pour parvenir à un tel résultat, les chercheurs de l’Université de Leeds et plusieurs instituts de recherche de Grande-Bretagne se sont penchés sur le sujet. Ils ont analysé minutieusement les dossiers médicaux de 600 000 personnes admises dans 243 structures sanitaires d’Angleterre et du Pays de Galles, à cause d’un problème d’infarctus d’avril 2004 à mars 2013. Ils ont ainsi révélé qu’il existe 2 types d’infarctus observables avec électrocardiogramme : Tandis que l’un entraîne une hausse du segment ST qui montre l’obturation d’une artère du cœur (STEMI), l’autre par contre ne l’a pas.

Un bon diagnostic à ce stade détermine le choix du traitement, sachant que les formes les plus fréquentes et les plus difficiles à diagnostiquer sont les infarctus NSTEMI. Si le premier type est dépisté assez tôt, le patient peut subir un traitement par anticoagulant et intervention pour déboucher l’artère. Quant au second, il est essentiellement médicamenteux.

Un tiers des patients victimes d’infarctus mal diagnostiqués dont 40 % sont des femmes

40 % en plus par rapport aux hommes, tel est le risque que présenteraient les femmes quant aux mauvais diagnostics de l’infarctus. La justification de cette différence est le fait des symptômes qui ne sont pas les mêmes pour les deux sexes.

Une étude a avancé que tandis que les femmes victimes d’infarctus se plaignent plus d’essoufflement et de douleurs gastriques, les hommes quant à eux localisent déjà la douleur au thorax et au bras gauche. Ainsi selon l’étude, 114 000 femmes sont décédées d’un infarctus SNTEMI un an après l’attaque, sur 389 000 cas étudiés.

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