Hépatite C : tous les malades bénéficieront des traitements innovants

Jusqu’ici, les derniers traitements très efficaces et innovants contre l’hépatite C étaient uniquement réservés aux patients dont le stade de la maladie était avancé, autrement dit des cas les plus sévères. Ce ne sera plus le cas puisque les traitements innovants de l’hépatite C feront l’objet d’une généralisation de patients sans distinction d’infection virale d’hépatite.

L’annonce a été faite cette semaine à Paris à l’occasion d’un colloque sur la lutte contre les hépatites virales par la ministre de la santé, Marisol Touraine qui souligne : « Aujourd’hui, je décide l’accès universel aux traitements de l’hépatite C ».

Du rationnement vers les traitements innovants de l’hépatite C pour tous

Il n’y aura plus de rationnement, tous les malades devront avoir accès aux nouveaux traitements de l’hépatite C. La ministre rappelait encore qu’il était possible aujourd’hui de guérir de cette infection virale grâce aux traitements innovants. Bien que les frais de soins soient élevés, on dénombre tout de même plus de 30 000 patients sévèrement atteints qui ont été traités et près de 90% d’entre eux n’ont pratiquement plus de trace de virus dans leur organisme a rappelé une fois de plus la ministre.

Il faut élargir ces traitements innovants de l’hépatite C à tous les malades pour éviter plus tard des complications de cirrhose ou cancer de foie. Un réel espoir pour les 500 000 malades d’hépatite B et C en France. Cependant, les frais de ces traitements restent encore très élevés et dépendent du profil du patient malade. Il faut compter entre 46 000 € et 130 000 € pour une durée de traitement d’un an.

Une politique de restriction qui était inacceptable

Le rationnement aux traitements innovants a été plusieurs fois dénoncé par les médecins et les organismes de lutte contre l’hépatite virale. Plusieurs patients n’étaient pas pris en charge parce que n’étant pas assez malades. Conséquence, ils achetaient des médicaments génériques sur les marchés parallèles avec tous les risques envisageables.

Si on ne pouvait pas bénéficier de ces traitements, alors pourquoi donc se faire dépister ? C’est pourquoi le Conseil national du sida et des hépatites s’insurgeait de cette politique inacceptable. Maintenant que la restriction est levée, même les toxicomanes qui sont des sujets à risque seront pris en charge.

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