Hausse des impôts : deuxième salve à Toulouse Métropole

Suite à une première hausse des impôts de près de 7,5% en 2016, la région de Toulouse a voté une fois de plus une seconde augmentation le 15 avril évaluée à 7%. Quant à la CFE des entreprises, elle augmente cette année de 9%. Il fallait s’y attendre, puisque c’est sans surprise que les élus de Toulouse, le groupe des indépendants et une partie des radicaux de la gauche ont pu voter cette nouvelle hausse des impôts pour la Métropole de Toulouse. Si on tient compte des 7,5% de hausse de l’année dernière, alors il est prévu que la part intercommunale des taxes sur les ménages augmentera elle aussi de 7%.

Une augmentation pour les entreprises de 9%

Au final, cette nouvelle taxe apporte en tout une augmentation de près de 15%, c’est la politique budgétaire défendue par Jean Luc Moudenc qui subit un revers. Désormais, les entreprises devront payer une taxe supplémentaire de 9% en ce qui concerne la cotisation foncière et il faudra s’attendre à une hausse programmée de 2% en 2017. Toutes ces mesures fiscales devraient rapportées cette année une somme de 400 millions d’euros à la Métropole de Toulouse.

Doit-on véritablement augmenter les taxes ? A cette question, Claude Raynal a répondu par « Non » l’année dernière en rajoutant qu’il y avait eu au préalable un accord pour les hausses modérées. Le chef de file du groupe PS trouve que la majorité n’a pas encore fixé une « feuille de route claire du projet » au niveau des investisseurs de la région, encore moins du transport en commun qui doit être développé.

240 millions d’investissement chaque année

Les écologistes ont affirmé qu’ils étaient en désaccord avec les arbitrages sur l’augmentation des impôts. Et Pierre Lacaze du PC de rétorquer à Jean Luc Moudenc qu’il était « impopulaire » après cette déferlante hausse des taxes que subissent les entreprises. Le vice-président chargé des finances, Sacha Briand a affirmé que : « la fiscalité, c’est le financement des investissements » et que « faire moins de 240 millions d’euros par an, ce n’est pas possible » notamment, pour permettre le développement de la métropole.

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