Le dépistage du cannabis dans les lycées franciliens

Une majorité du conseil régional d’Ile de France a apporté son vote ce jeudi 19 mai pour l’application du projet de lutte antidrogue dans les lycées. Tout commence par une promesse de campagne de Valérie Pécresse, actuelle présidente Île-de-France qui lutte contre les drogues et les éthylotests en île de France. Elle pourra après ce vote mettre en place un dispositif contre le cannabis dans les 470 lycées franciliens.

Il s’agit plus précisément des tests salivaires dont vont se soumettre les élèves à l’entrée de chaque lycée. Une annonce qui fait déjà grand bruit. À quel but ? Lutter contre les addictions et le décrochage scolaire.

Une mesure qui ne fait pas l’unanimité

Cette mesure prise par Valérie Pecresse ne fait pas pourtant l’unanimité, la gauche a fait valoir son opposition et le FN s’est abstenu. Malgré cette controverse, le projet sera appliqué. Il a été demandé à chaque lycée « d’établir un diagnostic sur la consommation des substances addictives » tout en repérant les éventuels trafics à proximité des établissements scolaires. Toutefois, les tests de dépistage sont sous couvert médical et les résultats ne seront pas soumis aux chefs des établissements, mais uniquement à la famille ou au lycéen dans le cas où il est majeur.

Selon les chiffres de l’OFDT (Observatoire Français des Drogues et Toxicomanie) en 2014, 48 % des jeunes de 17 ans avaient déjà eu à expérimenter au moins une fois le cannabis et près de 9% fumaient régulièrement. Des chiffres alarmants en milieu scolaire qui ont interpellé Valérie Pecresse.

Tenir compte du risque de « faux positifs »

Avant de pratiquer les tests de dépistage des drogues sur les lycéens, le conseil d’administration de chaque établissement devra donner son accord et le proviseur ne pourra pas avoir accès aux résultats, mais seulement aux statistiques des résultats globaux et à certains anonymes qui le permettront.

Il ne faudra pas aussi perdre de vue que les tests peuvent avoir un souci de fiabilité, on dénombre près de 10% de faux positifs. D’après le directeur du laboratoire NaroCheck, Frédéric Rodzynek : « C’est comme avec l’éthylotest, où l’on peut avoir un résultat négatif alors qu’on boit… »

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