La crainte de faillite du groupe Canal+ persiste

Lors d’une réunion de l’assemblée générale de Vivendi, tenue le jeudi 21 avril à l’Olympia, Vincent Bolloré annonce le grand péril du groupe Canal+. Suite à d’énormes dettes cumulées depuis 2014, le président du conseil de surveillance du groupe fait part d’une nouvelle stratégie managériale face aux actionnaires ainsi qu’aux salariés.

« Si le groupe ne cesse d’enregistrer que des pertes, on sera un jour contrainte de tout arrêter vu que Vivendi ne sera pas tout le temps dans la capacité de financer Canal+ » s’exprime le président du conseil de surveillance de Vivendi.

Une situation urgente pour le groupe Canal+

Si aujourd’hui, Canal+ accumule une dette d’environ un milliard d’euros, c’est en grande partie dû à sa chaîne d’informations en continu iTélé. Cette dernière a connu une perte de 36 millions d’euros ces deux dernières années dont 16 millions d’euros en 2014 et 20 millions en 2015. Une perte de 24 millions serait envisagée cette année. Cette situation alarmante s’ajoute au renforcement de la concurrence. En effet, l’arrivée de LCI gratuit du groupe TF1 associée au projet de chaîne d’infos de France Télévision n’arrange pas du tout les affaires du groupe Canal+.

L’an passé, les chaînes payantes de Canal+ ont enregistré une perte de 264 millions d’euros. Le directeur général en charge des opérations de Vivendi, Stéphane Roussel a affirmé qu’avec cette lancée, la perte pourrait grimpée à 400 millions d’euros en 2016.

Canal+/Vivendi : une collaboration gagnante/gagnante jusque-là

En dépit de ces pertes menaçantes, le groupe Canal+ parvient à se rattraper avec ses autres chaînes rentables telles que les chaînes gratuites D8 et D17. De plus, le bouquet CanalSat, les chaînes gratuites et payantes en France ainsi que leurs activités dans divers pays ont affiché un bénéfice opérationnel de 454 millions d’euros en 2015.

Pour Vincent Bolloré, ce serait par le biais de Canal+ que Vivendi parviendrait à devenir un groupe européen capable de rivaliser avec les géants américains et asiatiques comme Google, Apple, Facebook ou Amazon. L’homme d’affaires breton songe de réduire davantage les dépenses du groupe. Le spécialiste de la communication et du divertissement Vivendi espère un retour à l’équilibre dès 2018.

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