Brexit : santé et avenir incertain de la recherche britannique

En plus de l’inquiétude des Britanniques expatriés en France et dans d’autres pays européens sur leur santé, l’avenir de la recherche britannique est incertain. Rappelons que l’Angleterre est le pays qui bénéficie le plus des fonds européens dans la recherche, mais cette position privilégiée risque d’être compromise à cause du Brexit.

Avec le vote du 24 juin, la Grande-Bretagne ne fait plus partie de l’UE et les chercheurs britanniques sont bien dans l’embarras. Le Brexit pourrait dans une certaine mesure porter atteinte aux « échanges des cerveaux » et provoquer le départ d’un grand nombre de scientifiques vers d’autres horizons plus prometteurs.

Avant le Brexit, 20 % des fonds européens à la Grande-Bretagne

A cause du Brexit, les Britanniques vont perdre 1,4 milliard d’euros par an pour soutenir la recherche des scientifiques en Angleterre. Cette colossale somme représente près de 20 % des fonds européens consacrés à la recherche. Cette rupture des crédits risque d’entraîner l’arrêt de nombreux projets scientifique dans le domaine de la santé et bien pire encore, la difficulté de certains chercheurs à aller travailler en Grande-Bretagne.

Philippe Froguel, professeur de génétique à l’Imperial College de Londres confie « La recherche médicale britannique, aujourd’hui dominante en Europe, risque de s’écrouler.. Si la Grande-Bretagne a pu atteindre ce niveau, c’est grâce aux coopérations et aux crédits de recherche européens. C’est une véritable catastrophe pour eux, mais aussi pour la recherche européenne ».

Brexit : la santé des ressortissants britanniques en France

Avec le Brexit, la santé des ressortissants britanniques en France est également plus qu’incertaine. Selon les chiffres du Quai d’Orsay, environ 400 000 expatriés anglais vivent dans l’hexagone, il faudra bien trouver une solution pratique à leur situation. En effet, la sécurité sociale française qui prenait jusqu’ici en charge leurs frais de santé ne pourra plus être effective.

Par contre, leur santé était néanmoins couverte par le système de santé britannique, le National Health Service (NHS) qui permet aux ressortissants britanniques de bénéficier des soins médicaux dans leur pays d’accueil. Avec la sortie de leur pays de l’Euro et étant désormais des résidents hors de l’espace UE, ils devront payer une contribution financière au NHS.

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