Banque en ligne : comment les banques sur internet séduisent les clients ?

Inexistantes sur internet il y a 10 ans, les banques investissent massivement dans les services de banque en ligne. Comment séduisent-elles leurs clients ?

Procédure simplifiée, tarifs souvent alléchants, des conseillers quasi disponibles toute la semaine, accessibilité depuis un PC ou un Smartphone, la banque en ligne a à première vue tous les critères nécessaires pour séduire la clientèle.

Le flou, il y a encore 10 ans !

Dans les années 80, les services en ligne étaient limités au service d’épargne, en faisant allusion aux banques comme Cortal. En plus, il n’était pas question d’ouverture de compte bancaire. La première génération des banques en ligne remontait en 1994 avec l’intervention de la Banque Directe. C’était à partir des années 2000 que les véritables services en ligne sont petit à petit apparus, notamment avec les « bancassureurs ». Ils proposaient des services bancaires classiques. Plus tard, les grands établissements bancaires se sont mis à s’investir dans le secteur du service en ligne, notamment avec une vague de rachats comme celui de Fortuneo par Crédit Mutuel, de Fimatex devenu plus tard Boursorama par la Société Générale. Crédit Agricole quant à elle a lancé le défi avec BforBank.

Banque en ligne : un marché modeste, mais prometteur

À l’heure où nous parlons, les banques en ligne n’occupent que 3% du marché bancaire avec ses 3 millions de souscripteurs. Mais à la vitesse où vont les choses, on peut espérer que d’ici quelques années, ces organismes virtuels défieront les banques traditionnelles. En plus, l’on se demande combien de temps cette crise va-t-elle durer, puisqu’elle semble éventer davantage le lancement des activités des banques en ligne.

La crise contribue au développement de la banque en ligne

Selon les constatations, la banque en ligne gagne du terrain du fait de la crise. Voici quelques chiffres intéressants. On a par exemple Boursorma qui a passé le cap des 500 000 clients en 2013. Du côté des agences virtuelles, eLCL affiche actuellement plus de 70 000 clients. Quant aux filiales des assureurs comme AXA banque, celle-ci enregistre actuellement près de 750 000 clients. Les acteurs intervenant dans le système restent confiants quant à l’avenir des banques en ligne.

Selon Patrick Sommelet, Directeur général adjoint de Boursorama : « une accélération assez importante a été repérée lors de ces trois derniers mois dans notre établissement, surtout à propos des ouvertures de compte ». Ce dernier a affirmé que « Les Français sont de plus en plus prudents quant à leurs dépenses, vu la crise actuelle ».

À ces phrases, le directeur a rajouté que la raison de l’essor des banques en ligne dépend beaucoup d’internet, notamment avec l’arrivée du 4G, un service simplifiant davantage la relation bancaire. Si on ne mentionne plus le développement des applications mobiles.

Leur secret : une économie de coûts

L’on a tous remarqué que les banques en ligne proposent des tarifs très avantageux. Certains de leurs services sont même gratuits. L’équation est des plus normales, puisqu’elles ne disposent pas d’agences à financer. Les établissements bancaires classiques doivent débourser une somme assez importante pour régler les salaires des employés, pour entretenir les équipements informatiques ainsi que les biens immobiliers. Ainsi, les banques en ligne peuvent se concentrer plus sur les relations avec les clients en leur proposant des offres variées et accessibles.

Mais à la manière des banques traditionnelles, ces établissements virtuels sont aussi stricts dans leurs sélections de dossiers. Ils sont en effet à la recherche des clients aux revenus stables pour promouvoir leurs offres de placements financiers. Sachant qu’en plus des services d’opérations bancaires courantes, les banques en lignes misent sur l’épargne et le crédit. Si l’on se tourne auprès d’ING Direct, la carte Gold Mastercard est délivrée gratuitement à condition de verser une somme de 750 €/mois sur le compte courant. Du côté d’AXA banque, la carte est gratuite à partir du moment où le client dépense une somme minimum de 12 000 € par an. Boursorama quant à elle prévoit une somme de 5 000 € d’épargne ou d’un revenu mensuel net de 1 350 € pour délivrer une carte Visa.

Des stratégies ciblées d’acquisition de clients

La quête de nouveaux prospects requiert de la tactique, et ça, les opérateurs bancaires en ligne l’ont compris. Des « offres promotionnelles », voilà l’argument qui plaît aux Français. Celles-ci peuvent se traduire par des bonus de quelques euros pour chaque ouverture de compte courant ou pour chaque souscription à un compte épargne. Ces établissements misent aussi sur le système du parrainage ou encore de l’affiliation pour générer des clients. C’est une pratique purement commerciale et la banque en ligne ne se gêne pas pour en faire une arme. Et par-dessus tout, la facilité de compréhension des produits est assurée par ces entreprises virtuelles afin que les clients puissent effectuer leur souscription de façon autonome.

Aujourd’hui, les premières cibles sont les jeunes. Si l’on tient compte des explications des spécialistes, les banques virtuelles sont très appréciées par les jeunes gens en raison de leurs tarifs très accessibles. Pour cette catégorie de clientèle dont le revenu est encore limité, les services financiers de ces organismes présentent des coûts abordables.

 

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