Alzheimer et démence : Des somnifères et antihistaminiques augmentent les risques

Un récente étude américaine dévoile que plusieurs médicaments augmenteraient les risques de démence et de développer une maladie d’Alzheimer chez les personnes âgées.

Selon l’étude, publiée aux Etats-Unis dans le Journal of the American Medical Association et conduite avec un groupe de près de 3.500 personnes de 65 ans et plus, de nombreux médicaments contiennent une substance, appelée anticholinergique, qui perturbe la communication entre les neurones et s’attaque à la mémoire, l’apprentissage et l’activité musculaire.

Ces médicaments, dont certains sont vendus sans ordonnance, sont bien souvent des antidépresseurs, des somnifères, des antihistaminiques contre l’allergie, ou bien encore pour lutter contre l’incontinence urinaire.

Des effets irréversibles sur le cerveau

« Les médecins traitants devraient régulièrement vérifier [ceux]pris par leurs patients, y compris ceux vendus sans ordonnance, pour voir comment les remplacer tout au moins en partie par des traitements sans anticholinergique », explique le docteur Shelly Gray, à l’Université de Washington de Seattle et l’une des principales personnes en charge des travaux scientifiques.

D’après les résultats de cette étude 10 mg/jour de doxépine, 4 mg de chlorphéniramine ou 5 mg d’oxybutynine pris pendant seulement 3 ans suffisent à accroître les risques de développer une démence. Le revers de la médaille est que même après l’arrêt de ces médicaments, leurs effets continuent d’agir sur les neurones et sont irréversibles.

Des alternatives à ces médicaments semblent toutefois exister. La docteure propose ainsi de remplacer ces traitements contre des médicaments comme le Prozac ou le Celexa. S’il n’est pas possible de proposer un nouveau traitement, le Dr Gray recommande donner des doses les plus faibles possible.

 

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