Abandon de poste : risques et conséquences de l’abandon de poste de travail

Un salarié qui abandonne son poste en pleine heure de travail sans autorisation de la part de son employeur et qui n’y revient pas pendant une période prolongée. Voilà la définition toute simple qu’on peut donner à l’abandon de poste.

Abandonner ses fonctions sans l’aval de son employeur n’est pas un acte anodin. Il peut être lourd de conséquences. Voici la liste des sanctions auxquelles s’expose un salarié qui a fait un abandon de poste :

  • Licenciement pour faute grave :

Après 3 jours sans nouvelles du salarié, l’employeur peut lui envoyer une lettre de mise en demeure l’enjoignant à reprendre son poste et à justifier son absence. S’il n’obtient pas de réponse, il peut supposer un abandon de poste. Il peut alors entamer une procédure de licenciement pour faute grave surtout si le départ du salarié a occasionné une désorganisation de l’entreprise ou en cas de mise en garde par l’employeur. Il faut noter cependant que dans certaines circonstances comme le décès d’un proche ou une maladie, le licenciement pour faute grave ne peut pas être cité.

  •  Aucune rémunération :

Un salarié qui abandonne son poste sans autorisation ne touchera aucune rémunération jusqu’à la fin de la procédure. De même, il ne pourra pas travailler dans une autre société tant que la procédure n’ait pas été clôturée. Un salarié qui a été licencié pour faute grave à cause d’un abandon de poste ne percevra pas d’indemnités de licenciement. Il ne reçoit que les congés payés.

  • Sanctions judiciaires :

Dans des cas très rares, l’employeur peut poursuivre en justice le salarié qui abandonne son poste pour réclamer des dommages et intérêts. Mais ce cas ne peut se produire que si le salarié a provoqué un véritable préjudice pour l’entreprise.

Si le salarié décide de revenir après la lettre de mise en demeure, cela n’empêche pas l’employeur d’engager une procédure disciplinaire à son encontre. Toute procédure entamée à l’encontre d’un salarié qui abandonne son travail doit se faire dans un délai de deux mois. Autrement, l’acte fautif ne pourra plus faire l’objet d’une procédure judiciaire.

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